Grève générale en Argentine en protestation contre les réformes de Milei: Cela détruit la classe moyenne.

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La grève générale en Argentine pour protester contre les réformes de Milei : “Cela détruit la classe moyenne”
L’Argentine a été le théâtre d’une grève massive de milliers de travailleurs en opposition au Décret d’urgence nationale de 366 articles, qui prévoyait des changements significatifs dans les lois du travail de manière rapide.

À peine quarante-cinq jours après l’investiture du président Javier Milei, des milliers d’Argentins sont descendus dans les rues le mercredi 24 avril pour lancer la première grève nationale du pays.

Déjà secouée par une inflation annuelle record de 211 %, le pouvoir d’achat du pays a été aggravé par les actions extrêmes du nouveau président, à la tête du parti La Libertad Avanza.

Cesar Simon Cortez, spécialiste audiovisuel originaire de Buenos Aires, en Argentine, a fait un reportage en direct depuis l’événement. Il a déclaré que la force unificatrice de la grève était “la grande tromperie électorale” qui avait dupé de nombreux électeurs désillusionnés.

Malgré ses paroles, Milei a agi différemment. Les classes les plus pauvres subissent des impôts et des retenues salariales, contrairement à son engagement précédent de lutter contre l’inflation et la fraude fiscale des grandes entreprises. César affirme qu’il est en train de décimer la classe moyenne.

En raison de l’ampleur de cette protestation, elle a réuni plusieurs groupes sociaux qui ont été touchés par le décret d’urgence nationale de Milei. Beaucoup de gens sont mécontents parce que le gouvernement prévoit de privatiser tout et de réduire les financements dans plusieurs domaines différents, selon César.

Proclamation de l’urgence nationale en Argentine
Le décret d’urgence nationale a des effets considérables sur de nombreux secteurs de la société. Des révisions majeures de la politique du travail ont été rapidement mises en œuvre, composées de 366 articles.

Parmi eux figuraient la dollarisation de l’économie, qui a considérablement réduit le pouvoir d’achat des travailleurs, l’obligation d’une couverture minimale de 75 % des services de base et la possibilité de licenciements pour cause valable pendant les grèves.

En décembre, la consommation argentine a chuté de 13,7 % et la production des petites industries a diminué de 26,9 % en raison de cette forte baisse du pouvoir d’achat, selon les statistiques de la Chambre de commerce CAME.

Les classes inférieures et moyennes se sont retrouvées dans une situation délicate. César a souligné la nécessité de s’organiser pour montrer à quel point le peuple est mécontent des politiques du gouvernement.
Notre objectif est de démontrer que plus de 50 % de la population est opposée à leurs politiques. En plus de paralyser le pays pour donner aux entreprises un avant-goût de leur propre médecine. Nous voulons montrer que la rue nous appartient et que les actions du gouvernement sont contre-productives.

La grève nationale a été soutenue par plusieurs syndicats et organisations de la société civile, qui ont dénoncé les conséquences néfastes des réformes sur les droits des travailleurs et sur la qualité de vie de la classe moyenne.

Les manifestants ont exigé que le gouvernement révise le décret d’urgence nationale et engage un dialogue constructif avec les différentes parties prenantes pour trouver des solutions équilibrées et justes pour tous.

En réponse à la grève, le gouvernement a déclaré qu’il était disposé à discuter des préoccupations des travailleurs, mais a souligné la nécessité de mener des réformes pour stabiliser l’économie du pays et réduire l’inflation.

Les autorités ont également affirmé que les mesures devaient être prises rapidement pour éviter une détérioration plus importante de la situation économique et préserver la confiance des investisseurs nationaux et internationaux.

La grève générale en Argentine a été largement médiatisée, attirant l’attention de la communauté internationale sur les problématiques sociales et économiques auxquelles le pays est confronté.

Les grévistes espèrent que leur mobilisation et leur détermination permettront de renverser les réformes injustes et de cesser de porter préjudice à la classe moyenne argentine.

En attendant, les négociations entre le gouvernement et les représentants des travailleurs se poursuivent, dans l’espoir de parvenir à un compromis qui réponde aux préoccupations de tous les secteurs de la société argentine. Les prochains jours seront décisifs pour l’avenir de l’économie et du bien-être social du pays.